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pistolet mitrailleur  " BERGMANN MP 18.1 "

Vers la fin de l'année 1914, la première guerre mondiale avait pris un caractère statique, bien que sanglant, matérialisé par des tranchées faisant penser à un siège mutuel à une échelle gigantesque. Ce type d'opérations relativement inédit entraîna l'apparition d'une foule d'armes nouvelles dont certaines, comme les mortiers et les grenades, n'étaient que des versions modernisées d'engins déclassés depuis longtemps, mais dont d'autres étaient réellement neuves; la mitraillette fait partie de cette dernière catégorie. La première qui apparut réellement sur un champ de bataille fut la Villar Perosa italienne de 1915. Elle était, toutefois, assez compliquée et, en dépit de son potentiel évident, elle ne paraît pas avoir fait grande impression. Les Allemands commencèrent alors à armer une portion de leur infanterie de pistolets du type Mauser ou Luger pourvus d'une crosse, ce qui constituait un premier pas vers l'introduction d'une version quelque peu plus lourde et capable de tirer en rafales. On commença la construction à l'usine Bergmann, en 1916, d'un prototype dû à Hugo Schmeisser fils célèbre d'un père presque également renommé et, dès les premiers mois de 1918, l'arme avait été fabriquée en quantité limitée. Toujours réalistes, les Allemands avaient compris qu'à ce stade avancé de la guerre, où leur capacité industrielle était tendue à l'extrême, toute nouvelle arme devait être simple à fabriquer, aussi la MP 18.1 répond-elle à ce critère. Les techniques de production en masse par le recours au pressage, à la soudure et au rivetage étaient toutefois à peine développées, de sorte que la simplicité est tout à fait relative si on compare cette arme disons à la Sten qui lui est postérieure d'un quart de siècle. La Bergmann était usinée et, bien que les procédés compliqués eussent nécessairement été abandonnés, sa finition générale était relativement bonne. Le constituant le plus faible en était le chargeur, qui était d'un modèle prévu à l'origine pour le pistole Luger et qui était trop compliqué et trop sujet à enrayage pour être complètement fiable, Les Allemands se proposaient d'avoir six de ces armes par compagnie. Chacune devait compter un pourvoyeur pour porter les munitions et il devait y avoir, en supplément, trois charrettes à bras, ce qui supposait l'idée de tirs de barrage, mais l'arme arrivait trop tard. Son principal intérêt réside donc dans l'influence qu'elle exerça sur les modèles ultérieurs.

CARACTERISTIQUES :

Longueur: 813 mm
Poids: 4,18 kg
Canon: 200 mm
Calibre: 9 mm
Rayures: 6 d
Alimentation: escargots 32 cartouches
Cadence de tir: 400 c m
Vitesse initiale: 365 m s
Hausse: basculante, de 100 ou 200 m