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Fusil d'infanterie CEI-RIGOTTI

Le capitaine Cei-Rigoti, de l'armée italienne, paraît avoir commencé ses recherches sur les fusils automatiques fonctionnant à emprunt de gaz dès 1895, année où il en présenta un à son commandant de division, le prince héritier d'Italie. Les travaux ultérieurs exigèrent plusieurs années, de sorte que ce ne fut qu'en 1900 que ses efforts furent rendus publics par un journal de Rome qui fit paraître un compte-rendu laudatif de ses réalisations. Cet article faisait allusion à l'utilisation d'infanterie montée dans le conflit sud-africain, ce qui probablement attira l'attention des Britanniques sur cette nouvelle arme. Ils s'en procurèrent quelques exemplaires et les testèrent. L'arme fonctionnait avec un piston à court déplacement relié par une tige à la culasse mobile. Cette tige et le levier d'armement à son extrémité postérieure sont clairement visibles sur la photographie ci-dessus. L'arme pouvait tirer coup par coup ou en automatique. En dépit de certains points positifs, les tests furent dans l'ensemble défavorables, les deux commissions anglaises ayant mis l'accent sur les difficultés d'éjection et sur la grande proportion de ratés, bien que ces défauts auraient pu avoir pour origine le mauvais état des munitions elles-mêmes, qui avaient souffert au cours du transport d'Italie en Grande-Bretagne. On prétendit aussi que la culasse mobile reculait si loin qu'un tir précis était impossible. Des critiques furent également avancées contre la qualité générale de la fabrication, ce qui était sûrement injuste. Il apparaît évident, quelque quatre-vingts ans plus tard, que ce fusil avait de nombreuses qualités, tant et si bien que beaucoup de ses caractéristiques ont été copiées.

Caractéristiques :

Calibre : 6.5 mm

Mode de fonctionnement : automatique

Longueur totale : 1000 mm

Longueur du canon : 483 mm

Poids à vide : 4,3 Kg

Vitesse initiale du projectile : 730 m/s

Alimentation : chargeur de 25 cartouches

Cadence de tir : 900 coups/min